Non à la chienlit !

Voici ce qu'est devenue notre jeunesse : de pseudo-étudiants qui glandent en fac, mettent quatre ans pour passer un DEUG, révisent mollement leurs cours pour se taper des 11 aux partiels, portent les cheveux longs pour faire genre et préfèrent s'occuper de politique plutôt que se consacrer sérieusement à leurs études ...

Il serait temps de liquider l'héritage de MAI 68 !!!



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Jean Sarkozy, produit du laxisme soixantehuitard
 Non à la chienlit !

# Enviado el domingo 15 de noviembre de 2009 23:43

Modificado el lunes 16 de noviembre de 2009 00:09

REX HONNI

Lundi, nous avions rendez-vous avec l'Histoire : Commémoration de la chute du mur de Berlin à la télé ! Pour accompagner l'événement j'avais disposé sur ma table basse des piles de gâteaux apéritifs, plein de piles, bien serrées, j'ai donné un coup de pied dans la table, tout s'est cassé la gueule, c'était la chute du mur de Belin ! (vanne discount)

Moi qui suis tout le temps à la bourre à mes rencarts, j'étais étonnement en avance. Il faut dire qu'ils avaient prévu une chute de domino, je pensais que ce serait comme d'habitude présenté par Flavie Flament, si à la chute du mur et celle des dominos, il y avait une chance d'apercevoir une chute de reins (et non une chute de Rhin, merci vanne discount ), c'était motivant.

Résultat : je tombe sur un épisode de « Rex ». N'étant pas spécialement zoophile, la déception fut grande ...
« Rex », série allemande par excellence : acteurs moches, décors moches, des « WildeStrasse » moches qui viennent mettre en valeur des dialogues écrits par des demeurés. La seule particularité de cette série est que le vieux Rintintin est obligé d'y jouer pour compléter la maigre et insuffisante retraite que le système néo-libéral Américain daigne lui accorder.

On a calculé que le coût d'un épisode de « Rex » équivalait à deux repas aux Restos du C½ur. Avec un épisode du « Renard » on offre à peine le yaourt aux fruits.
Le budget « dressage » est à l'avenant, ce qui fait que quand le personnage principal (le chien, donc, suivez un peu !) attaque le méchant c'est aussi terrifiant que quand mon chat vient se frotter à moi parce qu'il a la dalle.


Je sais pas si c'était une bonne idée de diffuser « Rex » avant les commémorations...
Parce que moi, les « Derrick », « Un cas pour deux » ou autres « Renard » non seulement ça me fait regretter la chute du mur mais ça me donne même envie d'en ériger un entre la France et l'Allemagne, qu'ils arrêtent de nous envahir avec leurs abominables séries et leurs insupportables Tokyo Hotel !!!



Fou-Kyo


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 REX HONNI
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# Enviado el sábado 14 de noviembre de 2009 01:27

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 23:40

Moderne nostalghia

Moderne nostalghia

# Enviado el viernes 30 de octubre de 2009 02:54

JE VIS DES HAUTS

Alors que la plupart d'entre vous n'avait pas encore passé les trompes de Fallope de votre mère (une sacrée Fallope, ta mère !), je jouais déjà aux 1ers jeux vidéos. Ça vous en bouche un coin, hein ? (Là, faut dire « Ho bin oui, alors ! »)

Comme vous le devinez, ça ne date pas de Mercredi dernier.

Ça remonte à l'époque où le mot « téléphone » faisait référence à un gros objet gris, qui servait bien à appeler les gens, mais qui était RELIÉ PAR UN FIL au mur (et le combiné relié par un fil au téléphone, on adorait les fils, à l'époque) et où celui qui aurait eu de l'idée de le trimballer dans sa poche dans le métro aurait gagné une entrée gratuite en hôpital psychiatrique. (Pure hypothèse, vu que le baggy n'existait pas (juste chez les pauvres qui ne pouvaient qu'acheter les fins de série invendues) et donc les poches permettant de le trimballer non plus).

Une époque où pour faire ultra-moderne on mettait « 2000 » dans le nom des produits, comme « Chimie 2000 » (pour que nos enfants se familiarisent avec la guerre bactériologique), Isola 2000, station de ski dans le vent (et la neige), ou Optic 2000, qui nous a libéré des lunettes en écaille qui nous faisaient tous ressembler aux Shadows (un groupe de rock formé par quatre experts-comptables).
Enfin, bon, chez l'opticien, ils ont compris qu'aujourd'hui le « 2000 » faisait plus « garant de la tradition » que « à la pointe de la technologie », la preuve, ils prennent le plus vieux chanteur du monde pour faire leur pub ...

Une époque aussi où les poteaux électriques étaient recouverts de goudron.
J'espère qu'avant ma mort, de courageux journalistes d'investigation découvriront l'obscur dessein qui poussait ainsi les services de la voirie à cet acte sadique. Car TOUS les poteaux étaient badigeonnés de cette immonde substance.

Et quand nous rentrions de l'école, chahutant innocemment avec nos petits camarades, le danger était là, nous guettant, prêt à briser notre infantile insouciance !
Un moment d'inattention, une puérile bousculade, une vieille dame à éviter au dernier moment et le drame pouvait survenir ! Un simple effleurement du poteau maudit et tu risquais au mieux de foutre définitivement en l'air le fabuleux jean-patte-d'éléphant pour lequel tu avais tanné tes parents pendant des semaines et qu'ils avaient finir par t'acheter parce que qu-est-ce-qu-on-va-bien-pouvoir-lui-offrir-pour-Noël-et-puis-merde-on-n-a-qu-à-lui-filer-son-foutu-jean-de-clown, au pire de rester collé trois jours à ce poteau-caca-boudin en guettant la pluie pour étancher ta soif avant que les pompiers viennent enfin découper tes fringues au cutter pour te permettre de retrouver la chaleur du foyer familial, accueilli par ton père te donnant une grande leçon de vie : « J't'avais bien dit que c'était un jean à la con, t'es content maintenant ? »
Et encore avais-je la chance d'avoir une famille aimante et familière du Planning Familial ... Dans ce quartier populaire où les familles de 5 ou 6 enfants n'étaient pas rares, certains parents voyaient là une occasion de jouer une version modernisée et aboutie du Petit Poucet et nous pouvions voir sur le chemin de l'école, soudés pour l'éternité à des poteaux électriques, les cadavres desséchés de nos anciens petits camarades de classes, victimes du maléfique goudron et de la zolaesque misère sociale ...
Ceux d'entre nous qui avaient lu Lucky Luke y collaient des plumes de pigeons, c'était plus joli.

(Billie Holiday a chanté une très belle chanson à ce propos : « Strange Fruit »)


Une époque où les Présidents de la République pouvaient aligner deux mots sans faire une faute de Français (« J'veux dire, qu'est-ce qu'il veulent les Français, M'dame Chabot, M'sieur Pujadas ? Qu'on leur cache pas la vérité qui n'a pas vocation que d'être cachée aux Français, j'vous l'dis franchement et Carla qu'elle est d'accord aussi avec moi ! ») et auraient trouvé ridicule de se montrer avec un short trop grand et un T-shirt tombant aux genoux (Bon, ok, ce n'est pas de sa faute, même les tailles enfants sont trop amples).
Quand j'étais tout petit-petit, il fût même un Président qui se baladait clope au bec et citait du Paul Éluard en conférence de presse ! (Allez hop, un deuxième coin de bouché, c'est votre jour de fête, les filles !)
Marilyn lui a même rendu hommage (« Pom, Pom-pi-dou ... »)

Une époque aussi où les enfants de pauvres avaient un restant de dignité qui faisait qu'ils avaient honte de se balader en survêtement et de faire des fautes d'orthographe. Je m'égare ...

Notre premier jeu vidéo ... Un gros boîtier métallique qu'on branchait d'une part sur une prise de courant et d'autre part sur la prise « antenne » de la télé. Moi, j'dis, à l'époque les fabricants de fils électriques ont dû se faire des couilles en or ...

Ha oui, il va vous falloir un gros effort d'imagination : en ces temps barbares, on n'avait même pas d'ordinateurs dans nos huttes !
(Un jour, je vous raconterai les premiers PC, qu'on était censés ... programmer soi-même ! Il fallait avoir le Q.I d'Einstein pour faire une crapette sur son Atari.)

Donc, là, pas d'ordi, une grosse boite métallique à brancher sur la télé.

_ Ha, tu veux dire une console de jeux ?

Heu, comment dire ... Même si ça se branchait sur la télé pour jouer, j'aurai quelque scrupule à appeler ça « une console de jeux »... Comparer cet engin à la PS2 consisterait à faire un saut technologique équivalent à ce qui sépare la sandale gauloise de la Nike Air force 1 ...

Quand on branchait tout l'attirail, un écran noir apparaissait sur la télé avec deux traits blancs simulant des raquettes et une balle carrée qu'on devait se renvoyer. Aujourd'hui on jugerait que c'est le comble du design Zen-épuré, à l'époque c'était juste pourri mais on trouvait ça merveilleux. Car je ne vous ai pas tout dit : deux manettes grosses comme le Petit Larousse, comble de la technologie, permettaient de faire de monter et descendre les raquettes et donc d'essayer de se renvoyer cette improbable balle carrée, simulant ainsi avec un réalisme hallucinant un match de finale à Roland Garros !
Certes, c'était aussi une époque où l'on encourageait l'imagination des enfants ...


Et là, tout le monde de se gausser avec une moue méprisante : trop la honte les jeux vidéos de ton enfance, lol, mdr, tmdr et même ptdr !

Gaussez-vous mes enfants ! (Je compterais le nombres de gens qui se moquent, age par age, ça fera une courbe de Gausse). Oui, oui, gossez-vous, sales gausses !

Car vous vous sentez à l'abri, n'est-ce pas ? Vous vous dites « Certes, ce ne sont pas nos enfants et petits-enfants, ces petits morveux toujours captifs de nos inemployées testicules et virginaux ovaires, qui pourront moquer nos actuels jeux vidéos ultra-réalistes qu'à chaque fois que j'achète un nouveau jeu faut que je change de carte graphique !

Ha oui ? Voyons ça ...

Prenons, tout à fait au hasard, un des derniers en date : « Rainbow Six Las Vegas ».
(Oui je sais, il existe un Rainbow Six Vegas2, mais franchement il est difficile de le considérer autrement que comme un add-on amélioré, putain, comment je m'y connais !)

Bon, déjà il faudrait m'expliquer pourquoi on m'a collé en guise de coéquipiers deux paralytiques qu'on est obligé d'attendre tous les 30 mètres.


Dans un des tableau, vous arrivez sur une large mezzanine surplombant une salle de jeux, armé de votre Famas ...
Ha oui, je conseille le Famas, très bon dégommoir à terroristes, et dans « accessoires », vous choisissez « double balle explosive qui lui éclate à la fois la tête et les couilles mais les couilles un peu avant, qu'il ait le temps de le sentir passer », ha non merde, ça n'existe pas, toujours cette mièvrerie dégoulinante qui nous empêche de nous amuser vraiment ...

A peine avez-vous fait un pas sur cette, donc, mezzanine que vous comprenez le sens du mot « partout ». Partout, c'est là où il y a dix terroristes. Ca déboule de toutes parts ! Des gens peu ragoûtants, d'ailleurs. Je ne suis pas raciste, mais voyez-vous, ils ne sont même pas Américains ! Et il y en a tellement qu'on ne sait même pas pourquoi on a fait un décor.

Vous voilà donc dans une apocalypse de feu et d'acier (waa, quel style !) provoquant un tel barouf que si vous ne jouez pas au casque vous êtes certain de voir débouler le GIGN chez vous, en vrai, quand vous entendez ce dialogue sibyllin :


Un terroriste (murmurant) : Y a pas eu comme un bruit ?
Un autre terroriste (murmurant itou) : Calme-toi, vieux, t'es trop nerveux ...

C'est au moins aussi ridicule que ma balle carrée, isn't it ?

Alors quand je serais vieux et que vous aurez des enfants encore plus illettrés que vous qui écriront dans un langage encore plus cabalistique que le texto, iront sur Mars se fournir en shit et pour qui la Wii semblera tout droit sortie de la préhistoire, je leur parlerai de « Rainbow 6 Las Vegas » ...
Ils auront tellement honte de vous qu'ils vous jetteront des cailloux lunaires !!!


Fou-Kyo


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JE VIS DES HAUTS

# Enviado el domingo 11 de octubre de 2009 01:14

Modificado el viernes 16 de octubre de 2009 18:19