Dans le temps, les pubs pour les parfums nous montrait de gracieuses jeunes filles en fleur avides d'exalter leur sensualité naissante, et sur que ça donner envie de les renifler !
Manifestement, nous assistons à un tournant dans la stratégie marketing, nos tank-thinkers de la consommation ont compris que nos retraités étaient la dernière génération à connaître le sens de « pouvoir d'achat », et que le baroud d'honneur consistait à les ponctionner au maxi avant de mettre la clé sous la porte quand l'Alzheimer fera que ces derniers clients traiteront leur propre fille de « salope » du fond de leur trou noir psychique.
Il sera alors temps de se reconvertir dans la tente de secours et réchaud hard-discount pour la génération montante dont le principal espoir sera d'atteindre un jour le seuil de pauvreté du Bangladesh.
En attendant, nos mamies vont pouvoir, grâce à ce parfum qui ne dénotera pas en maison de retraite, se glisser dans la peau (flétrie, certes, mais exhalant une suave odeur de camomille) de super-cougar et dépenser leur grassouillette retraite en payant le resto à quelque SDF, « un peu négligé, assurément, mais qui a de si beaux yeux noirs, il me rappelle mon premier amour, un Italien à qui j'avais fais don de ma vertu ... »
Ça me donne une idée : je vais lancer des capotes parfumées à la bergamote !
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